Elle se promène dans son monde, univers de cauchemars toujours plus sombre
Les chemins des sous bois, depuis longtemps éffacés par la pluie battante
Dans son dos le soleil couchant fait se profiler devant ses pieds son ombre
Au detour des arbres fatigués de la vie de cet endroit, elle s'arrête hésitante
Ses cheveux retombent lourdement dans son dos ruisselant d'eau due à la pluie
Son maquillage noir tel le charbon coule à son tour le long de ses joues pâles
Autour d'elle dans les vieux arbres plus d'oiseaux, plus le moindre signe de vie
Et sa robe toute aussi noire et gorgée d'eau, à sa suite alors plus ne s'étalle
Les mitaines sur ses mains blafardes l'empêchent de se réchauffer un peu
Son collier orné d'onyx lui enserre la gorge, bloquant peu à peu sa respiration
Et ses pieds chaussés d'escarpins glissent sur le sol plus que rocailleux
Elle guette le moindre bruit dans les environs qui pourrait attirer l'attention
Elle glisse ses doigts fins et trop pâles le long de ses lèvres ensanglantées
Bleues de froid et rouge du sang de la victime du dernier village apperçu
On ne distingue plus les larmes des goutent de pluies sur ses joues déposées
Les cris d'agonies résonnant encore à ses oreilles avant qu'il n'en puisse plus
Elle ajuste son poignard sur sa cuisse, le dissimulant sous sa robe une fois encore
Les animaux évitent cette créature qui hantent les bois de ces contrées obscures
Car partout où elle passe, cette sombre et lugubre meurtière ne sème que la mort
Glissant un sourire, sous ses lèvres douces, y cachant ses canines d'un ivoire pure...